La première séance avec un patient, c’est comme les fondations d’une maison Si elles sont solides, tout le suivi pourra se dérouler dans un cadre structuré et sécurisant.
Mais si elles sont floues ou fragiles… bonjour les incompréhensions, les impayés, les attentes irréalistes et les suivis qui partent dans tous les sens !
Et pourtant, beaucoup de thérapeutes ne savent pas vraiment comment structurer cette première rencontre.
Faut-il se lancer directement dans le vif du sujet ?
Expliquer le cadre avant ou après avoir écouté le patient ?
Fixer un objectif dès le départ ?
Ce qu’il faut comprendre, c’est que cette séance n’est pas juste une prise de contact. Elle sert à poser des bases claires, qui vont influencer la qualité du travail thérapeutique sur le long terme.
Alors voyons ensemble comment structurer une première séance, qui permette à la fois d’être à l’écoute du patient et d’établir un cadre clair
1. Ayez une trame pour structurer l’entretien
Se lancer dans une première séance sans structure, c’est risquer de se retrouver à improviser… et parfois à oublier des éléments essentiels.
Si vous voulez vous sentir confiant, avoir une trame pour votre premier entretien est indispensable.
Pourquoi ?
- Ça vous guide tout au long de la séance et vous permet de ne rien oublier.
- Vous savez quand et comment aborder les points importants comme le cadre ou les attentes du patient.
- Ça donne au patient l’impression d’être pris en charge de manière professionnelle et structurée.
Une trame efficace pour une première séance peut inclure plusieurs étapes :
- Une anamnèse : poser des questions sur le contexte, les antécédents, les difficultés actuelles.
- Les attentes et motivations du patient : pourquoi vient-il en thérapie ? quels sont ses difficultés ?
- Le cadre thérapeutique : fréquence des séances, annulations, confidentialité, votre manière de pratiquer, etc.
- Fixer un premier objectif.
Dans la formation « Les Bases de la Thérapie », vous trouverez une trame détaillée, qui vous aide à structurer vos premiers entretiens de manière fluide et concrète. Si vous ne savez pas comment organiser vos séances dès le début, cette formation est un vrai atout !

2. Vérifiez si votre patient est "client" de la thérapie
Un élément souvent négligé lors de la première séance, c’est d’évaluer si le patient est réellement prêt à s’engager dans le travail thérapeutique.
Tous les patients qui franchissent la porte d’un psy ne sont pas forcément prêts à changer.
Certains viennent sous la pression de leur entourage (« On m’a dit que ça me ferait du bien… »), d’autres sont là par curiosité mais sans réel engagement.
C’est là que vous devez vous poser cette question essentielle : « Ce patient est-il client de la thérapie ? ».
Autrement dit :
Voit-il un changement possible pour lui ?
Est-il motivé à s’impliquer dans ce travail ?
Un patient qui ne croit pas à la thérapie ou qui n’est pas dans une dynamique de changement va avoir du mal à avancer.
L’identifier dès la première séance évite de perdre du temps dans un suivi qui risque d’être peu productif.
Si vous sentez que le patient n’est pas dans cette démarche, il est possible de lui en parler : « On peut travailler ensemble, mais je me demande si c’est vraiment votre besoin ?”

3. Présentez clairement le cadre thérapeutique
C’est LE point crucial pour structurer sa première séance de thérapie.
Un cadre mal posé = des problèmes à venir
Lors de ce premier rendez-vous, vous devez expliquer clairement :
- Le fonctionnement des séances (durée, fréquence, outils, etc).
- Les modalités de règlement, de retard et d’annulation. (exemple : « Les séances sont dues si elles sont annulées à moins de 48h » – et oui, mieux vaut le dire maintenant que de courir après les règlement ensuite…)
- Les limites de la thérapie (exemple : peut-il te contacter en dehors des séances ? acceptes-tu qu’il use de la violence ? etc).
Un bon moyen d’anticiper les incompréhensions est d’afficher ces informations dans la salle d’attente et sur votre site internet. Comme ça, le patient en a déjà connaissance avant même la séance.
Et si vous ne savez pas comment poser un cadre sans vous sentir mal à l’aise, la formation Les Bases de la Thérapie vous aidera à poser des bases claires et solides dès la première rencontre.
4. Définissez un premier objectif clair avec votre patient
Il est important que le patient puisse savoir où aller et ce que vous faites ensemble en thérapie. Fixer un objectif (ou plusieurs) est indispensable pour le patient mais aussi pour vous !
Pourquoi fixer un objectif dès la première séance ?
- Parce que ça donne une direction claire à la thérapie.
- Parce que ça évite au patient de se dire au bout de quelques semaines « Je ne sais pas trop où ça me mène… » et d’arrêter prématurément.
- Parce que ça vous permet, à vous aussi, de structurer votre travail et d’avoir un point de repère pour mesurer l’évolution du patient.
Attention : un objectif doit être mesurable et concret.
Dire « je veux aller mieux » ne suffit pas. Il faut définir un changement observable. Par exemple : “Je veux exprimer mes besoins à mon conjoint sans ressentir de culpabiliser” ou encore “J’aimerais dire à mon patron que je ne travaillerais plus le week-end”.
En résumé
Structurer sa première séance de thérapie, c’est :
Avoir une trame claire pour éviter l’improvisation.
Vérifier si le patient est « client » de la thérapie pour éviter une perte de temps.
Présenter un cadre ferme et bienveillant pour prévenir les incompréhensions.
Définir un premier objectif clair pour donner une direction au travail thérapeutique.
Un bon cadre, c’est comme un contrat de confiance entre vous et votre patient. Il définit les règles du jeu, mais aussi les engagements de chacun. Plus il est clair, plus la relation thérapeutique pourra se construire sur des bases saines et durables.
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